Le rap n'est pas tout à fait un type de musique comme les autres, en ce sens qu'il a une fonction contestataire qui lui semble consubstantielle. Originaire des ghettos américains, il sert de signal d'alarme aux défavorisés qui crient leurs peines en les composant et en les posant sur un rythme. Aujourd'hui, les problèmes sont différents mais beaucoup plus nombreux. La situation dans le monde, la politique, les génocides, les extrémismes, le racisme, beaucoup de thèmes et de problèmes à aborder et à dénoncer en l'occurrence, c'est ce dont se charge le rap qui, à la manière des poètes des siècles précédents, dénoncent, contestent et parlent de ce système qui ne cesse de se dégrader jour après jour. Alors bien sûr le rap peut paraître agressif et insolent mais derrière ces insultes et ce langage « de la rue » se cache souvent la vérité[réf. nécessaire]. D'ailleurs certains rappeurs n'ont pas recours aux insultes pour faire passer leur message. Medine est sûrement l'un des meilleurs dans cet exercice (11 Septembre et Jihad des albums du même nom sont des ½uvres incontournables du rap). La fin de leur monde de IAM est aussi un bon exemple. Malheureusement le rap a une étiquette de musique dite de « racailles » où se succèdent insultes et histoires de sexe et de drogues. Peut-être qu'en ayant l'esprit un peu plus ouvert et au fil du temps, les mentalités évolueront. Il est vrai que le noyau dur du rap subsiste encore très largement aujourd'hui. Néanmoins, une grande partie du mouvement a rejoint, comme une grande partie du rock et de la variété, la culture "de masse". La littérature a changé notablement avec le succès des magasines dits "people" ; le journalisme, la musique, tout est un peu bouleversé dès la fin du XXe siècle avec l'apparition de la télévision, de la radio, de la culture "populaire" et le syndrome (méprisant) de la ménagère. Le rap n'échappe pas à la règle : quand les radios libres ont commencé à devenir purement commerciales (rachat de "Skyrock" par une grande banque internationale par exemple), une partie du mouvement a rejoint le "syndrome Skyrock" (du nom de la seule radio française à diffuser uniquement ce genre de musique. Note : ce nom n'est évidemment utilisé qu'en France, mais on retrouve des équivalents dans tous les pays). Le genre rap s'est alors (re)mélangé avec le R'n'B et même avec la variété.